Voila de la chose matérielle contenant des choses immatérielles.

Ce disque à été enregistré lors de sessions expérimentatoires bien folles en juin et août 2008, avant même que l'on ne commence à se produire en public, c'est de la musique spontanée et dépourvue de toute forme logique, mais c'est du bon dialogue nocturne et festif de balochard pourri

Commandez ce disque en nous écrivant à contact@lebalpourri.fr ou mieux, venez nous voir jouer, c'est en live que c'est le mieux.

A propos...

Tous les morceaux de cet album sont des moments choisis parmi un paquet d'enregistrements réalisés lors de sessions de l'été deux-mille-huit du calendrier grégorien.

Il fallait laisser une trace de cette époque. Bien que nous savons pertinemment que ce n'est pas l'objet de ce genre d'expression musicale. Parce que c'est de l'expression directe non calculée et aussi parce que l'enregistrement ne restituera jamais les mouvements réels de ces masses d'air agitées sous l'effet des vibrations sonores des instruments!

Nous avons cherché à capter et restituer au mieux la dynamique et la précision du son sans ajout d'effets ni traitement grossier qui l'aurait dénaturé mais sans focaliser non plus sur le résultat. Lors des enregistrements, nous sommes restés sans complexes et le plus naturel possible dans notre démarche d'improvisation.

Des canevas sont présents comme « Le cri du Jnoun », et d'autres absents de la liste comme « La lettre ouverte à ... » ou « Pair Impair », mais l'essentiel reste exclusivement improvisé, ressenti et créé dans l'instant par écoute, poursuite, opposition, imitation, recherche, rage, révolte, humour, provocation, délire, jeu... et j'en passe. Aussi, nous n'avons aucune « prétention à », c'est du vécu et c'est tout. La musique est passée à travers nous comme cela, avec autant de concentration que de lâcher-prise, et nous en avons fait ce souvenir.

Celui-ci voudrait aussi être un témoin actuel d'une autre dimension de cet art trop délaissée de tout un chacun que ce soit parmi les musiciens ou les gens qui sont bloqués dans des « à priori » érigés de toutes pièces par les mono-formes pré-machées de la société marchande dont les idoles ne sont que les piètres pantins et serviteurs.

Nous ne serons jamais ni pantins ni serviteurs de quoi que ce soit ! Pas de bannière à défendre si ce n'est celle de la liberté de jouer comme bon nous semble et partout si possible sans répression...!

Ben 15/11/08